« Les Trois compagnons » : poème finaliste du concours international Poésie en Liberté 2018

Chloé Saleh, élève de 1ère S1, est finaliste du concours international Poésie en Liberté 2018.

Chloé a décroché la “mention spéciale” du jury pour cette édition 2018, toutes nos félicitations pour cette performance!

Le poème “Les Trois compagnons” écrit par Chloé Saleh, élève de 1ère S1, a été sélectionné par le Comité de lecture et le jury du concours international Poésie en Liberté 2018, parmi les 30 poèmes finalistes (sur 4000 reçus) .

Nous vous invitons donc à découvrir son poème, qui a reçu la mention spéciale du jury pour cette édition 2018!

Bonne lecture et toutes nos félicitations à notre jeune poète!

 

Les trois compagnons

Mon cher ami, je vous présente trois de mes compagnons appréciés de tous.

Le premier, Éros, revêt l’apparence d’un enfant. Une fois touché par son regard, notre corps est irrésistiblement attiré vers le sien comme si les deux ne devenaient qu’un seul. Je vous avoue que la soie de sa caresse et le miel de sa voix ne me sont pas indifférents. En sa présence, ma conscience n’est plus que spectatrice, des pulsions démoniaques viennent alors serpenter mes pensées, qui, devenues irrationnelles, me donnent l’impression d’avoir des ailes de papier. L’ardent et lumineux brasier de sa violente chair m’hypnotise et me brûle.

Vient alors Philia, mon ancien compagnon. Je prends plaisir à être avec lui, dans l’antre de mes souvenirs, à lui parler et à lui confesser mes pensées tourmentées. Cet homme a le souci de l’autre. La tendresse et le dévouement habitent son esprit, et son respect de tout en fait un être aimé de tout ce qu’il n’est pas. Notre relation est harmonieuse et agréable, et sa fidèle affection la prolonge sans cesse. Son âme ressemble à la mienne et nos deux cœurs battent à l’unisson.

Le dernier, Agapè, est le rival d’Éros. Ce grand croyant donne, sans rien attendre en retour, pour le plaisir immortel de se sacrifier. Dans la présence comme dans l’absence, nous pouvons lui faire confiance. En toute occasion, il supporte tout, pardonne tout, espère tout. À la recherche constante de la félicité des autres, il répand sa bonté comme un astre ses bienfaits. Il n’est pas envieux, ne cherche pas à se faire valoir ni ne s’enfle d’orgueil, car son propre intérêt l’indiffère.

Voyez-vous, mon cher ami, ces trois personnes prennent une place importante dans mon cœur, même si elles sont différentes. L’amour d’Éros est plaisant mais imparfait, celui de Philia, utile mais limité, quant à Agapé, son amour est éternel, sincère et véritable ; néanmoins mon cœur a besoin de leurs trois pouvoirs pour pouvoir vous aimer.